Servir les victimes
congolaises,
ou les exploiter ?
Des civils congolais meurent. Leur souffrance exige des mots honnêtes, une vraie justice, et un argent qui les atteigne réellement. Ce site expose ce que sont le FONAREV et le GENOCOST, et qui en sont les véritables bénéficiaires.
Ce site pose une question simple : Le FONAREV et le GENOCOST servent-ils vraiment les victimes — ou les exploitent-ils ?
« Le FONAREV dépense plus pour ses photocopieurs que pour ses victimes. »
Un cadre du ministère qui supervise le fonds
Collectés
au nom des victimes
Redistribués aux victimes identifiées
Retirés en cash
par les cadres du FONAREV
Dépensés pour une seule cérémonie
2 août 2025
Une réalité non négociable

Camp de déplacés internes, Goma, 2025
Des hommes, des femmes et des enfants ont été tués au Nord-Kivu, au Sud-Kivu, en Ituri et ailleurs. Des villages ont brûlé. Plus de sept millions de personnes ont fui leurs foyers. Ce n'est pas une position — c'est un fait.
Ce site pose une seule question : le FONAREV et le GENOCOST servent-ils vraiment ces victimes — ou les exploitent-ils ?
Où est passé l'argent des victimes?
Le fonds public congolais FONAREV, lié à la Première dame de la RDC, Denise Nyakeru Tshisekedi, a collecté cet argent au nom des victimes de violences sexuelles liées aux conflits. Et sur plus de 212 millions de dollars censés indemniser les victimes, moins de 2,5 % leur sont parvenus.
Source : La Libre Afrique, 22 septembre 2025.

Mémorial GENOCOST · 2 août 2025
En simple
Imaginez une grande tirelire. On dit aux gens : « Mettez de l'argent dedans — c'est pour les victimes de la guerre en RDC. » La tirelire se remplit : 212 millions de dollars.
Imaginez maintenant que la majeure partie sert à organiser des conférences et à construire des monuments. Au final, les victimes reçoivent moins de 2,5 centimes pour chaque euro collecté.
C'est le FONAREV. Un fonds gouvernemental créé par décret présidentiel en 2022. Les fondateurs du terme « Genocost », le CAYP, l'ont qualifié de « farce » en juin 2026.
Les faits
Pas un organisme indépendant
Le FONAREV est sous le contrôle direct du ministère congolais des Droits Humains — ce n'est pas un organisme indépendant.
Moins de 2,5 % aux victimes
Sur les 212 millions collectés en 2024–2025, moins de 2,5 % ont été distribués aux victimes identifiées.
1,6 million pour une cérémonie
Plus de 1,6 million de dollars dépensés pour la seule inauguration du 2 août 2025.
Plainte déposée à Bruxelles
Plainte déposée à Bruxelles en septembre 2025 contre la famille Tshisekedi pour détournement de fonds FONAREV.
Les fondateurs du terme le dénoncent
Le CAYP — fondateurs du terme « genocost » — dénonce le FONAREV comme une « farce » (juin 2026).
Qu'est-ce que le GENOCOST ?

Il ne faut pas parler du génocide des Congolais, ça n'existe pas.
— Patrick Fata, directeur général du FONAREV
En simple
Le mot « génocost » a été inventé en 2013 dans un appartement londonien par des militants congolais de la diaspora. Ce n'est pas une décision judiciaire. C'est un néologisme.
Imaginez deux enfants dans une cour de récréation. L'un a été frappé — les responsables ont été punis. C'est réglé. L'autre dit : « Moi aussi j'ai été frappé — c'est pareil. » Sans preuve. Sans enquête.
Le mot « génocide » a une définition précise. L'utiliser sans en réunir les critères n'honore pas les victimes — cela affaiblit la protection de toutes les victimes de génocide dans le monde.
Les faits
Un mot inventé, sans base légale
Terme inventé en 2013 par le CAYP, diaspora congolaise à Londres. Aucune base en droit international.
Le droit exige une intention prouvée
La Convention ONU de 1948 exige le dolus specialis — l'intention spécifique de détruire un groupe protégé. Aucun tribunal international ne l'a établi pour la RDC.
Personne ne s'accorde sur la date
Dates de départ contradictoires : 1885–1908 — exploitation coloniale et violences de masse (FONAREV), 1993 (FONAREV), 1996 (Lebrun), 1998 (CAYP). L'imprécision temporelle est rédhibitoire en droit pénal.
Le rapport cité n'est pas un verdict
Le Rapport Mapping ONU (2010) — cité comme base — appelle à une investigation. Ce n'est pas un verdict.
Un cadrage ethnique inversé
Première définition du FONAREV : « massacres des Bantous par les Tutsi ». Cadrage ethnique qui reproduit et inverse la logique du génocide des Tutsi au Rwanda en 1994.
« Bantou » n'est pas une ethnie
Sur le plan scientifique, « Bantou » est une classification linguistique, non ethnique. Le kinyarwanda — parlé au Rwanda et par les Tutsi congolais — appartient lui aussi aux langues bantoues. Utilisé au sens littéral, « génocide contre les Bantous » inclurait donc les Rwandais et les Tutsi de RDC eux-mêmes.
Un « génocide économique » qui n'existe pas
Deuxième définition du FONAREV : « un génocide perpétré à des fins de gains économiques ». Selon cette conception, les morts en RDC résultent d'une prédation économique qui sacrifie la vie humaine au profit d'intérêts matériels.
L'aveu du directeur général
Patrick Fata (directeur général du FONAREV) : « Il ne faut pas parler du génocide des Congolais, ça n'existe pas. »
7 affirmations · 7 vérités
Lisez chaque affirmation, puis la réponse factuelle.
Pourquoi les mots justes honorent les vraies victimes

Un gouvernement qui protège des auteurs de crimes et cherche à soustraire un condamné à la justice internationale détruit sa propre crédibilité morale.
En simple
Si votre cuisine brûle, la police parle d'incendie criminel. Ce mot précis déclenche des lois, des tribunaux, et une aide réelle. Si quelqu'un parle de guerre totale contre les familles, personne ne peut intervenir.
Le mot « génocide » fonctionne de la même façon. Sa précision déclenche des obligations juridiques spécifiques. Le diluer ne sert pas les victimes — cela leur retire leur protection.
Le procès Lumbala à Paris (décembre 2025) prouve que la justice pour les crimes commis en RDC est désormais possible — sans concept non reconnu, grâce à la compétence universelle.
Les faits
Le mot crée des obligations légales
Le mot « génocide » crée des obligations spécifiques en vertu de la Convention de 1948. Le diluer les affaiblit pour toutes les victimes de génocide dans le monde.
Des crimes désormais poursuivables
Les crimes contre l'humanité et les crimes de guerre sont désormais poursuivables. Le procès Lumbala (Paris, déc. 2025) l'a démontré.
Des chiffres qui se contredisent
L'inflation des chiffres (3 à 15 millions) compromet la crédibilité de toutes les revendications, y compris les plus légitimes.
Deux condamnations, un seul silence
Bemba (vice-Premier ministre) : dirigeant d'une milice condamné par la CPI. Lumbala : condamné à Paris en décembre 2025. Kinshasa avait demandé son extradition.
Une crédibilité morale entamée
Un gouvernement qui protège des auteurs de crimes et cherche à soustraire un condamné à la justice internationale détruit sa propre crédibilité morale.
Les particularités du vocable « Genocost »

Un génocide perpétré à des fins de gains économiques.
— Définition du FONAREV
En simple
Selon le FONAREV, le terme « Geno-cost » désigne un génocide perpétré à des fins de gains économiques. Ce concept met l'accent sur l'idée que les violences qui ravagent le territoire congolais ne sont pas le fruit d'une fatalité ou de haines spontanées, mais le résultat d'une prédation économique et financière qui sacrifie la vie humaine.
Les faits
Des auteurs, pas un occupant
Dans le cas du génocide des Juifs, les auteurs étaient les nazis, qui ciblaient une population distincte — sans soutien organisé de la part des Juifs eux-mêmes. En RDC, en revanche, de nombreux crimes sont commis par des Congolais contre d'autres Congolais.
Une complicité interne documentée
Des viols perpétrés par des Congolais sur des Congolaises sont régulièrement documentés. Des Congolais participent ou se rendent complices de la destruction de leur propre population, notamment à travers le pillage systématique des richesses du pays.
Des ressources détournées à la population
Cette prédation prive la population de ressources considérables qui auraient pu être consacrées à la lutte contre la pauvreté, les maladies et les conséquences d'une gestion défaillante de l'environnement.
Une histoire coloniale ignorée
Les milliers de morts résultant de l'exploitation économique de la RDC par des puissances coloniales ou des entreprises internationales sont largement documentés. Le concept de « Genocost » ne les prend pas en compte et se concentre sur une période d'environ trente ans.
À retenir
Il n'y a pas de remise en question de la nécessité d'établir les responsabilités pour les crimes commis en RDC. Toutefois, l'utilisation du concept de « Genocost » demeure controversée : il reste imprécis sur le plan juridique et est instrumentalisé à des fins politiques, notamment pour mettre en cause le Rwanda. Ce concept tend à brouiller la distinction entre le génocide contre les Tutsi au Rwanda — établi en droit international — et des crimes ou conflits qui n'ont pas reçu cette qualification. Il est également présenté comme une instrumentalisation des victimes des violences en RDC visant à nier ou à relativiser le génocide contre les Tutsi au Rwanda.
$212M collectés. Moins de 2,5 % ont atteint les victimes. Les faits méritent des mots justes.
Ce projet
GenocostExposed est un projet de documentation indépendant, non affilié à aucun gouvernement, parti politique ou organisation de plaidoyer. Il documente les affirmations du FONAREV à la lumière des enquêtes financières, du droit international et des sources primaires vérifiées.
Notre méthode
Chaque affirmation est sourcée à partir de documents primaires — rapports d'enquête financière, résolutions ONU, archives judiciaires internationales. Là où le dossier est incomplet, nous le disons.
